À corps perdu

Je lus le compte rendu d’une audition de la voisine, une certaine Rose Dumas qui semblait bien connaître Claire Leroy. Je décidai d’aller sur place, afin de voir la maison et d’en profiter pour l’interroger à mon tour, j’avais besoin de contexte. Avant de me rendre chez la voisine avec qui j’avais rendez-vous, je fis le tour de la maison des Leroy. La propriété était immense. Grande comme un terrain de foot, on aurait pu y installer tout un lotissement. Les fouilles allaient être compliquées avec tous ces arbres : ce quartier favorisé de Nîmes avait été construit au milieu de la garrigue, dont il restait encore des zones intactes. Ici les villas étaient somptueuses, rien à voir avec mon appartement à la caserne de Toulon ! J’en profitai pour prendre des photos avant les fouilles. Assez loin de la maison, j’aperçus une cabane, en partie cachée derrière les bosquets. En me dirigeant vers elle, je vis une ombre furtive s’en échapper